La pêche illégale en Guyane : un fléau destructeur

La pêche illégale côtière pratiquée par des bateaux étrangers en bois appelés Tapouilles dans les eaux françaises en Amérique du Sud est un problème qui persiste depuis des années. Les réserves de poissons ont été davantage protégées, mais cela n’a pas suffi pour empêcher ces embarcations du Suriname, du Guyana et du Brésil de venir piller nos côtes. Le poisson le plus convoité par ces bateaux est l’acoupa rouge, notamment pour ses vessies natatoires, qui sont vendues entre 1000 et 3000 € sur les marchés asiatiques. Le pêcheur guyanais qui a tourné cette vidéo sur Facebook dénonce régulièrement cette pratique, qui ne cesse de s’intensifier.

La situation actuelle

Ces bateaux pêchent souvent la nuit et se cachent en journée, notamment dans les mangroves. Les autorités françaises sont conscientes de cette pratique, mais le problème ne semble pas être résolu malgré les efforts déployés. Les embarcations illégales en Guyane française proviennent majoritairement du Guyana, selon le représentant de l’organisation des pêcheurs du Suriname. Cependant, son homologue du Guyana estime que les bateaux de son pays se rendent rarement en Guyane française. Les tortues luth qui viennent pondre sur les plages guyanaises ont vu leur nombre diminuer de 4 % à 15 % en 20 ans en raison des captures accidentelles.

Les conséquences

La pêche illégale est la conséquence directe d’un phénomène de surpêche dans les eaux des pays voisins qui s’est déplacé au sein des eaux françaises de Guyane. Les bateaux viennent avec des filets plus longs avec des mailles plus étroites, qui ramassent tout ce qui passe, même les poissons de trois centimètres. Cela détruit la ressource en poissons et nuit à la biodiversité marine. Selon le WWF, qui a réalisé un survol de l’ouest guyanais en septembre 2000, elle n’a aperçu ni tortue marine ni dauphin, une première depuis qu’elle surveille la zone.

Les solutions

Il existe des solutions à court terme pour empêcher l’arrivée des bateaux étrangers dans les eaux françaises et des sanctions plus fortes à leur encontre. Les pêcheurs guyanais demandent davantage de moyens aux frontières pour lutter contre cette pratique. Cependant, une solution à plus long terme doit être envisagée pour réguler la surpêche dans les eaux des pays voisins. Il est nécessaire de prendre des mesures pour protéger la biodiversité marine et de mettre en place des règles strictes pour les pêcheurs étrangers dans les eaux françaises.

En conclusion, la pêche illégale en Guyane doit être prise au sérieux. Les autorités françaises doivent agir rapidement pour protéger la biodiversité marine et les ressources en poissons de la région.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :